
Lorsque tout est vendu simultanément, où se cachent les occasions?
Jeff Bradacs, CFA Co-responsable des stratégies d’actions, responsable de la gestion de portefeuille et de la négociation

Que signifie un dollar canadien structurellement faible pour les portefeuilles?
Neil Simons, Gestionnaire de portefeuille, responsable des multistratégies
Le dollar canadien a discrètement révélé une histoire plus troublante que la plupart des manchettes ne le laissent entendre. Bien que les tensions commerciales avec les États-Unis aient dominé la conversation, la chute du dollar canadien reflète quelque chose de plus profond.
La faiblesse du dollar canadien ne provient pas seulement des tarifs douaniers. Elle reflète des problèmes structurels profonds qui ont précédé les tensions commerciales : une croissance de la productivité chroniquement faible, un déficit commercial persistant en matière de produits hors énergie, un surendettement lié au logement qui se corrige actuellement et un différentiel de taux d’intérêt qui continue de favoriser le dollar américain.
Le Canada a connu trois années consécutives de croissance de son produit intérieur brut inférieure à 2 %. Le produit intérieur brut par habitant a diminué au cours de deux années consécutives avant une reprise modeste en 2025. Il ne s’agit pas de fluctuations cycliques; il s’agit d’une perte structurelle de la dynamique économique.
Pour les investisseurs canadiens ayant des portefeuilles mondiaux, un dollar canadien faible est une épée à double tranchant. Les actifs étrangers non couverts (actions en dollars américains, produits de base mondiaux, actifs réels) augmentent en dollars canadiens lorsque le dollar chute, compensant en partie le sous-rendement au pays. Le revers de la médaille : les biens importés, le matériel de production étranger et les voyages coûtent tous plus cher.
La couverture systématique de l’exposition aux devises étrangères n’est peut-être pas chose acquise. Un dollar canadien structurellement faible est, en un sens, une caractéristique pour les investisseurs canadiens ayant des actifs diversifiés, car il amortit le sous-rendement au pays et amplifie les rendements des actifs réels évalués en dollars américains. Les actifs réels et les instruments sensibles à l’inflation conservent leur pouvoir d’achat en dollars canadiens malgré la dépréciation de la devise.
Si la faiblesse du dollar canadien commence à refléter une véritable perte de crédibilité budgétaire en plus des écarts de productivité, elle peut devenir auto-entretenue. À notre avis, il s’agit du scénario où un changement plus structurel s’éloignant complètement des actifs libellés en dollars canadiens pourrait être nécessaire, en plus des décisions de superposition de devises.
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Jeff Bradacs, CFA Co-responsable des stratégies d’actions, responsable de la gestion de portefeuille et de la négociation

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Sam Acton, CFA, Gestionnaire de portefeuille, co-chef des titres à revenu fixe
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