Le premier trimestre de 2026 a rappelé de façon frappante que le portefeuille traditionnel 60/40 n’a pas été conçu pour l’environnement actuel. En l’espace d’un seul trimestre, les marchés ont connu trois phases distinctes : un mouvement haussier généralisé des actions en janvier, un mouvement de vente lié aux perturbations causées par l’IA en février, puis un choc géopolitique en mars qui a fait bondir les prix du pétrole d’environ 40 % et entraîné un repli marqué des marchés boursiers. Les obligations n’ont guère offert de refuge. Le scénario de stagflation (la hausse des coûts énergétiques freinant la croissance) a fait monter les rendements des obligations du Trésor américain à 10 ans, tandis que les actions subissaient un mouvement de vente, entraînant un repli simultané que la stratégie 60/40 n’était pas conçue pour absorber.
Arguments en faveur d’une répartition aux stratégies alternatives : diversificateurs et expositions sensibles à l’inflation
Notre équipe de gestion de portefeuille a élaboré des portefeuilles selon une structure 40/30/30 : 40 % en actions traditionnelles, 30 % en titres à revenu fixe et 30 % en stratégies alternatives comprenant de véritables diversificateurs et des expositions sensibles à l’inflation. Ce troisième volet n’est pas une position satellite; il s’agit d’une répartition structurelle conçue précisément pour le contexte dans lequel nous nous trouvons. Par exemple, la stratégie d’occasions liées à l’inflation de PICTON a enregistré une performance positive en mars précisément parce qu’elle est conçue pour bien se comporter dans un environnement inflationniste. Et malgré le rebond observé sur certains marchés, comme l’indice S&P 500 qui a atteint de nouveaux sommets historiques en avril, nous estimons que le risque de nouveaux chocs inflationnistes demeure. Ces chocs pourraient inclure des répercussions de second ordre sur les chaînes d’approvisionnement énergétiques, des perturbations de l’approvisionnement en engrais affectant les prix des produits de base agricoles, ainsi que des retombées sur les marchés des obligations d’État et des devises. Ce sont là les types de répercussions que notre équipe prend en compte.
Alpha non corrélé : ce que l’approche multi-stratégie offre aux conseillers
Le Fonds PICTON alpha multi-stratégies est conçu pour générer des rendements présentant une faible corrélation tant avec les actions qu’avec les obligations. Un diversificateur bien conçu agit également comme amortisseur en cas de corrélation involontaire avec les marchés boursiers, en raison de sa volatilité intrinsèquement plus faible. Plusieurs perturbations idiosyncratiques ont été observées au sein des stratégies de base de la stratégie Alpha au premier trimestre de 2026. Il est important de noter que les points de vue fondamentaux de l’équipe restent inchangés. L’histoire montre que ces périodes de ventes indiscriminées sont suivies d’un retour à la moyenne, à mesure que le savoir-faire des gestionnaires reprend le dessus.
Ce que les conseillers devraient surveiller en ce moment
La convergence des risques géopolitiques, de la réaccélération des pressions inflationnistes et de l’élargissement des écarts de crédit pourrait ne pas être une perturbation temporaire, mais bel et bien un nouveau contexte. Les perturbations de l’approvisionnement en engrais pendant la saison des semis pourraient alimenter de nouvelles hausses des prix alimentaires et des pressions inflationnistes jusqu’à la fin de 2026. Les métaux précieux ont contribué de façon significative aux stratégies sensibles à l’inflation depuis le début de l’année. Le thème de l’érosion de la valeur des monnaies, qui prévalait à la fin de 2025 et au début de 2026, a cédé la place à un thème plus direct d’inflation liée aux coûts de l’énergie depuis le début du conflit au Moyen-Orient en mars 2026. Cette dynamique, ainsi que l’anticipation par les marchés des effets de second ordre mentionnés précédemment, ont donné lieu à un profil de risque nettement plus diversifié entre les groupes de produits de base au sein du portefeuille comparativement à il y a six mois.
Les conseillers devraient envisager une répartition active vers des stratégies conçues pour cet environnement, car nous estimons qu’il devient de plus en plus difficile de justifier le pari selon lequel une structure 60/40 suffira.
Voir ce que les autres ne voient pas
Fort de plusieurs décennies de gestion de stratégies alternatives à travers tous les régimes de marché, notre équipe a développé la profondeur analytique nécessaire pour repérer des occasions. La profondeur de notre équipe de placement sur les marchés des actions, des titres à revenu fixe et des produits de base est essentielle à la gestion de notre éventail diversifié de portefeuilles. La structure 40/30/30 n’est pas un concept de marketing; il s’agit de l’architecture d’un portefeuille conçu pour générer des résultats dans différents régimes de marché.