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Surveiller la perturbation par secteur
Hors du bureau | Revenu fixe | Mars 2026
Les indicateurs que d’autres ne surveillent peut-être pas :
Ce que l’Australie nous dit au sujet du risque d’inflation

La plupart des conversations sur le marché obligataire en Amérique du Nord commencent par un sujet familier : l’inflation aux États-Unis et au Canada, et ce qu’elle implique pour la Réserve fédérale américaine (la « Fed ») et la Banque du Canada (la « BdC »).
Cette attention est justifiée. L’inflation façonne les politiques. Les politiques influencent les courbes de rendement. Les courbes de rendement, à leur tour, influencent les décisions de répartition des actifs dans les portefeuilles.
Aujourd’hui, les marchés s’attendent à ce que la Fed réduise ses taux à deux reprises cette année, tandis que la BdC devrait les maintenir inchangés. Les chocs d’approvisionnement liés à la pandémie se sont largement atténués. Les mesures de relance monétaire antérieures continuent de soutenir la reprise cyclique. L’hypothèse dominante est que l’inflation poursuivra sa trajectoire descendante progressive au cours des prochains mois.
Mais il n’y a aucune garantie.
De notre point de vue, au Bureau des obligations, la question centrale n’est pas le scénario de base en soi. C’est plutôt sa fragilité. Ce qui importe le plus, c’est la rapidité avec laquelle les attentes peuvent s’ajuster si les données sous-jacentes commencent à remettre en question le consensus.
Les développements récents en Australie constituent une étude de cas opportune sur la rapidité avec laquelle les attentes peuvent s’inverser. Au quatrième trimestre de 2025, l’inflation de base a augmenté de 3,4 %1, le rythme le plus rapide en plus d’un an. Cette persistance a incité les décideurs politiques à changer de ton et d’action : la Banque centrale australienne (RBA) a relevé ses taux d’intérêt de 0,25 % pour les porter à 3,85 % le 2 février.


Quelques mois plus tôt, en octobre 2025, nous avons observé que les marchés anticipaient d’autres réductions de taux de la RBA en 2026. Ce discours a radicalement changé. Les prévisions pour la fin de l’année 2026 sont désormais supérieures d’environ 125 points de base à celles de l’automne dernier.
Dans un contexte de marchés développés où la plupart des banques centrales s’orientent vers un assouplissement de leur politique monétaire, la RBA, tout comme la Banque du Japon, a pris le contre-pied de cette tendance. Nous considérons ce résultat comme une divergence significative dans les orientations politiques mondiales.
Cette divergence n’est pas théorique. Elle est exprimée directement dans les rendements obligataires.
Les effets de ce renversement soudain de la RBA ont entraîné des remous sur les marchés obligataires australiens. Depuis octobre, les rendements des obligations d’État australiennes à 10 ans ont augmenté d’environ 75 points de base et ont presque atteint 4,90 %.

Alors que les anticipations d’un nouveau resserrement, notamment autour des réunions de février et mai, se sont davantage ancrées dans les prix, les pressions haussières sur la partie longue de la courbe se sont intensifiées.
Selon nous, cette réévaluation des prix s’explique par plusieurs facteurs combinés :
une inflation de base obstinément élevée;
un marché du travail plus solide que prévu;
l’intention de la banque centrale de renforcer sa crédibilité et son engagement envers la stabilité des prix.
Nous croyons que l’expérience australienne souligne un risque qui pourrait ne pas être pleinement reflété sur les marchés obligataires nord-américains. La Fed et la BdC resteront vraisemblablement sur une trajectoire expansionniste, dans l’hypothèse d’une désinflation continue, d’un cycle d’assouplissement ordonné et de rendements à long terme stables ou en baisse progressive.
Toutefois, si l’inflation devait repartir à la hausse à moyen terme, même modestement, et que les banques centrales signalaient un nouveau resserrement afin de préserver leur crédibilité, nous anticipons une possibilité très réelle de remontée rapide de la courbe des taux. Dans cet environnement, les rendements à long terme pourraient augmenter de façon significative.
Pour les conseillers, cela signifie qu’il ne faut pas céder à l’alarmisme. Il faut se tourner vers la préparation. Les portefeuilles construits uniquement autour d’un scénario de baisse régulière des taux pourraient être exposés à la volatilité si l’inflation s’avérait plus persistante que prévu.
De notre point de vue, l’objectif n’est pas de prédire un renversement de politique. Il convient de rester attentif aux tendances sous-jacentes : persistance de l’inflation sous-jacente aux données globales, résilience du marché du travail et évolution du discours des banques centrales en matière de crédibilité et de contrôle.

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1 https://www.reuters.com/world/asia-pacific/australia-central-bank-again-warns-inflation-is-too-high-2026-02-11/ and https://www.reuters.com/sustainability/sustainable-finance-reporting/australias-central-bank-raises-rates-first-time-two-years-2026-02-03/
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